Ce que nous croyons et enseignons

(exposé très brièvement)

 

 

 

 

LA BIBLE

 

La Bible est la Parole de Dieu. Elle est composée de soixante-six livres saints qui portent les noms suivants : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, Josué, Juges, Ruth, 1 Samuel, 2 Samuel, 1 Rois, 2 Rois, 1 Chroniques, 2 Chroniques, Esdras, Néhémie, Esther, Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Ésaïe, Jérémie, Lamentations, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habakuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Matthieu, Marc, Luc, Jean, Actes, Romains, 1 Corinthiens, 2 Corinthiens, Galates, Ephésiens, Philippiens, Colossiens, 1 Thessaloniciens, 2 Thessaloniciens, 1 Timothée, 2 Timothée, Tite, Philémon, Hébreux, Jacques,1 Pierre, 2 Pierre, 1 Jean, 2 Jean, 3 Jean, Jude, Apocalypse. Tous ces livres sont saints – voici pourquoi ils sont appelés ‘Saintes Écritures’ ou ‘Sainte Écriture’ – parce qu’ils sont inspirés de Dieu, en effet, ils ne furent pas écrits par une volonté d’homme, mais de saints hommes de Dieu les écrivirent étant poussés par l’Esprit Saint. Donc, tout ce que ces livres disent et enseignent est vrai parce qu’il procède de Dieu, qui ne peut mentir. C’est pourquoi nous avons une confiance pleine et absolue en la Bible. La Bible ne contient ni erreurs ni contradictions non plus.

Les Saintes Écritures sont complètes parce qu’elles contiennent tout ce que ceux qui vivent loin de Dieu doivent savoir pour être sauvés de leurs péchés et être réconciliés avec Dieu, et tout ce que nous Chrétiens devons savoir pour nous conduire d’une manière digne de l’Évangile (c’est-à-dire pour vivre justement, pieusement et sobrement) en attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.

Les Saintes Écritures constituent l’autorité absolue et finale en matière de foi, de conduite e de morale. Toutes les doctrines, toutes les révélations, et toutes les prophéties, doivent être soigneusement examinés à la lumière de saintes lettres pour tirer au clair si elles sont saines, et donc à accepter ; ou si elles sont fausses, et donc à rejeter. N'importe quelle autorité de la terre qui nous ordonne expressément de violer la Parole de Dieu, il ne faut pas lui obéir. Donc, par exemple, si les autorités nous ordonnent de ne pas prier Dieu au nom de Jésus-Christ, ou si elles nous interdisent de prêcher l’Évangile de la grâce de Dieu, nous devons leur désobéir.

Par les Saintes Écritures, nous sommes consolés, encouragés, instruits, corrigés et repris, conduits dans des sentiers de justice, et rendus sages à salut par notre foi en Christ-Jésus, le Fils de Dieu. Donc, nous exhortons les saints à méditer continuellement sur la Parole de Dieu, à la mettre dans leur cœur, et à l’avoir présente sur leurs lèvres pour se consoler les uns les autres par elle et s’instruire et s’exhorter les uns les autres en toute sagesse. Et non seulement cela, mais aussi à la dispenser droitement, c’est-à-dire à l’interpréter couramment afin de ne pas donner accès à de fausses doctrines et être ainsi confus.

 

 

DIEU

 

Il y a un seul Dieu, dont le nom est YHWH (Yahweh) qui signifie ‘Je suis celui qui suis’. Il est le premier et le dernier, et hors Lui il n’y a pas de Dieu. Dieu est un Être vivant et intelligent avec une volonté, avec la capacité de raisonner, et avec des émotions. Dieu est esprit, et nul homme n’a jamais vu Dieu ni ne peut le voir. Il est l’Eternel parce qu’il n’a jamais eu de commencement et il n’aura jamais de fin ; il habite l’éternité. Dieu est saint, juste, sage, bon, lent à la colère, miséricordieux, fidèle et vrai. Dieu est amour. En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui.

Dieu est le Créateur de toutes choses ; Il les a créées par son Fils bien-aimé, et pour Lui. Dieu les a toutes faites avec sagesse et il les soutient par la parole de sa puissance. Il est le gouverneur de l’univers, et rien n’arrive dans l’univers entier sans sa volonté. Les cieux, la terre, la mer et tout ce qui est en eux furent créés par Lui en six jours (1 jour = 24 heures). Nous rejetons la théorie de l’évolution et la gap-theory. Dieu est Omnipotent parce qu’il est en mesure de faire toutes choses ; il est Omniscient parce qu’il sait tout, et il est Omniprésent parce qu’il est en tout lieu quoique son trône soit dans les cieux. En outre, Dieu est immuable ; Il a été toujours le même, et il restera toujours le même.

 

 

JÉSUS-CHRIST

 

Jésus-Christ naquit à Bethléhem, la ville de David (qui se trouve en Judée), il y a deux mille ans environ, d’une femme vierge nommée Marie qui était mariée à un homme nommé Joseph de la famille de David. Marie conçut Jésus par la vertu de l’Esprit Saint (avant qu’elle et Joseph aient habité ensemble), donc Jésus naquit sans péché. La naissance de Jésus arriva aux jours de l’empereur César Auguste. Jésus fut circoncis, selon la loi de Moïse, le huitième jour, et il fut présenté au Seigneur dans le temple de Jérusalem après que les jours de la purification de Marie furent finis.

Il fut élevé à Nazareth de Galilée, voici pourquoi il est appelé le Nazaréen. À l’âge de 30 ans environ, Jésus quitta la Galilée et se rendit au fleuve Jordain pour être baptisé par Jean-Baptiste, l’homme que Dieu envoya devant Jésus pour lui préparer le chemin. Après avoir été baptisé, Jésus fut oint d’Esprit Saint et, après cela, l’Esprit le poussa dans le désert pour être tenté par le diable. Il ne mangea rien pendant quarante jours et quarante nuits, puis, à la fin des quarante jours, le diable s’approcha de lui pour le tenter et le faire tomber dans le péché, mais Jésus s’opposa fermement au diable qui quand toute la tentation fut finie se retira d'avec lui ; jusqu’à une autre occasion. Après cela, Jésus commença à prêcher l’Évangile du Royaume dans les villes et les villages de la Galilée (il disait : ‘Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à l’Évangile’) et aussi à guérir les malades et à chasser les démons. Il alla aussi par la Judée, prêchant l’Évangile, guérissant les malades et chassant les démons. Jésus guérissait en vertu de la puissance du Seigneur qui était avec lui pour accomplir des guérisons et il chassait les démons par l’aide de l’Esprit de Dieu. Il annonça aux hommes le salut que Dieu avait promis, lequel ne pouvait être obtenu qu’en croyant en Lui. Il en choisit douze d’entre ses disciples, auxquels il donna aussi le nom d’apôtres, qu’il envoya prêcher le Royaume avec le pouvoir de guérir les malades, et de chasser les démons. Jésus-Christ ne commit pas de péché et dans sa bouche il ne fut trouvé aucune fraude. Il ne fit que du bien, cependant il fut haï, calomnié, et méprisé de beaucoup de gens en Israël. A plusieurs reprises, ils cherchèrent à le tuer, mais ils n’y réussirent pas parce que son heure n’était pas encore venue. Le monde le haït parce qu’Il témoignait du monde que ses œuvres étaient mauvaises. Les pharisiens, les scribes et les principaux sacrificateurs, et beaucoup de Juifs, le haïrent et le persécutèrent parce qu’il appelait Dieu son propre Père, et aussi parce qu’il guérissait, le jour du sabbat, le jour de repos sacré selon la loi de Moïse où, selon la tradition judaïque, on ne pouvait guérir de malades. Puis, le jour arriva où Satan entra dans Judas Iscariot, l’un de douze apôtres, qui trahit Jésus-Christ en échange de trente deniers, et il le livra aux pharisiens, aux scribes et aux sacrificateurs, lesquels le firent comparaître devant le Sanhédrin et le condamnèrent à mort.

Puis, ils le livrèrent à Ponce Pilate, gouverneur de la Judée, lequel quoiqu’au début il le veuille relâcher parce qu’il ne trouvait en lui rien qui soit digne de mort, à la fin il prononça que ce que la foule demandait soit fait, c’est-à-dire que Jésus-Christ soit crucifié. Alors, les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus pour le crucifier. Ils le conduisirent au lieu nommé ‘Golgotha’, qui se trouve à Jérusalem, et ils le crucifièrent entre deux brigands. Il mourut pour nos péchés. Jésus, après qu’il expira, fut pris et enterré dans un sépulcre où personne encore n’avait été mis.

Mais le troisième jour, Dieu le ressuscita des morts pour notre justification, et il apparut à ses témoins mangeant et buvant devant eux, et parlant avec eux. Dans la période où Jésus était mort, il alla, par l’Esprit, prêcher aux esprits en prison, lesquels autrefois furent rebelles, quand la patience de Dieu attendait, aux jours de Noé, pendant que l’arche se construisait. La résurrection de Christ fut une résurrection corporelle, ce qui signifie que Jésus-Christ reprit le corps avec quoi était mort, en effet, le corps avec quoi Il apparut à ses disciples avait les marques des clous dans les mains et dans les pieds. Mais ce corps était immortel, glorieux et puissant. Jésus-Christ est les prémices de ceux qui dorment.

Après quarante jours, Jésus fut enlevé au Ciel et il s’assit à la droite du Père, où il est actuellement et où il intercède pour nous, étant devenu Souverain Sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui ne se transmet pas. C’est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux.

 

Le Christ de Dieu

 

Jésus de Nazareth est le Christ de Dieu, c’est-à-dire l’Oint de Dieu dont Moïse dans la loi, et les prophètes écrivirent et qui devait venir dans ce monde afin de mourir pour nos péchés et de ressusciter pour notre justification. Voici quelques-unes des prédictions bibliques, qui concernent le Christ de Dieu, lesquelles se sont accomplies en Jésus de Nazareth.

Il naquit à Bethléhem de Judée comme le prophète Michée avait dit ; il naquit d’une vierge comme le prophète Ésaïe avait dit ; il grandit et fut élevé à Nazareth afin que s’accomplissent les paroles des prophètes d’après lesquelles il serait appelé Nazaréen ; il fut oint d’Esprit Saint à l’âge d’environ trente ans et il commença à prêcher l’Évangile et à guérir afin que s’accomplissent les paroles du prophète Ésaïe ; il parla à la foule en paraboles afin que s’accomplissent les paroles du prophète Asaf ; il ne commit pas de péché et dans sa bouche il ne fut trouvé aucune fraude comme Ésaïe avait dit ; il fut haï sans cause et trahi par un de ses disciples comme il avait été écrit dans les Psaumes ; il fut crucifié entre deux malfaiteurs afin que s’accomplisse ce que le prophète Ésaïe avait dit ; aucun os de son corps ne fut brisé afin que s’accomplissent les paroles de David ; les soldats romains se partagèrent ses vêtements et ils tirèrent au sort sa tunique afin que s’accomplissent les paroles de David. Il se chargea de nos iniquités comme le prophète Ésaïe avait dit. Il fut enterré dans un sépulcre d’un homme riche, comme encore le prophète Ésaïe avait dit ; mais le troisième jour, il ressuscita des morts, et, après quelques semaines, il monta au Ciel à la droite du Père afin que s’accomplissent les paroles de David.

 

Le Fils de Dieu

 

Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu qui, avant de prendre une forme de serviteur et de devenir semblable aux fils des hommes, existait depuis toujours en forme de Dieu avec Dieu le Père dans le Ciel. Lorsque nous disons donc que Jésus est le Fils de Dieu, nous n’entendons pas dire qu’il y eut un temps où il n’existait pas et puis Dieu l’a créé. Il était Dieu avant de descendre du Ciel, et il resta Dieu dans les jours de sa chair, en effet, Il remit aux gens leurs péchés, et il fut adoré. Il confirma d’être Dieu en diverses occasions, dans une de celles-ci, il dit : « Avant qu’Abraham soit né, je suis ». Il plut au Père de faire habiter toute plénitude en Jésus-Christ.

Le Fils, maintenant à la droite du Père, est adoré par tous les anges de Dieu, et par tous les saints qui sont dans le Ciel, ce qui confirme qu’Il est Dieu et le sera pour toujours. Donc, il est digne d’être adoré de même que le Père, et nous ses disciples, nous faisons cela. À Lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité. Amen.

 

Le Fils de l’homme

 

Jésus de Nazareth était un vrai homme. Mais il naquit sans péché afin qu’il puisse mourir sur la croix pour nos péchés. Étant un vrai homme, il avait besoin de manger, de boire et de se reposer. Il eut aussi besoin d’être oint d’Esprit Saint. Étant un vrai homme, il fut tenté en toutes choses comme nous, mais sans commettre de péché. Il tressaillit de joie par l’Esprit, mais il fut aussi accablé de tristesse mortelle. Jésus-Christ sentit de la douleur dans le corps lorsqu’il fut battu à coups de fouet, lorsqu’il fut frappé sur la tête et sur le visage, et lorsqu’il fut crucifié. Pendant qu’il était sur la croix, il sortit du sang et de l’eau de son corps.

 

Le Seigneur

 

Dieu a fait Jésus de Nazareth, non seulement Christ, mais aussi Seigneur. Il est donc le Seigneur de tous. En vertu du fait qu’Il s’abaissa lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, à la mort même de la croix, Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

 

Le prophète

 

Jésus de Nazareth est le prophète dont Moïse parla aux Israélites, disant : « Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi : écoutez-le dans tout ce qu'il vous dira, et il arrivera que toute âme qui n’écoutera pas ce prophète sera exterminée d’entre le peuple ». Lui, en tant que prophète de Dieu, dit les paroles de Dieu, jamais homme ne parla comme Lui. Il annonça d’avance beaucoup de choses, parmi lesquelles il y a beaucoup d’événements qui arriveront avant sa seconde venue. C’est Jésus-Christ donc le prophète suscité par Dieu dans les derniers temps et dans lequel l’homme doit croire pour être délivré de la colère de Dieu à venir.

 

Avertissement

 

Si quelqu’un vient à vous et il vous dit que Jésus-Christ n’existait pas avant d’être conçu dans le sein de sa mère, ou qu’il naquit du rapport sexuel entre Dieu le Père et Marie, ou qu’Il n’est pas venu en chair, ou que quelques fois il pécha lui aussi, ou qu’il s’épousa, ou qu’il n’était pas le Christ, ou qu’il n’était pas Dieu, ou qu’il était le Fils de Dieu par adoption, ou qu’Il prit la nature de Satan, ou qu’Il naquit de nouveau, ou qu’Il non seulement est le Fils, mais il est aussi le Père et l’Esprit Saint, ou qu’il ne sentit pas de la douleur lorsqu’il fut battu à coups de fouet et crucifié, prenez garde à cet homme et éloignez-vous de lui parce qu’il est un séducteur.

 

 

L’ESPRIT SAINT

 

Jésus-Christ, dans la nuit où il fut livré, dit à ses disciples qu’après qu’il s’en irait d’eux, il leur enverrait, de la part du Père, l’Esprit Saint qui serait toujours avec eux, il les conduirait dans toute la vérité, il leur annoncerait les choses à venir, il les instruirait et il leur rappellerait toutes les paroles qu’Il leur avait dites, et il convaincrait le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement. Et peu avant d’être enlevé au Ciel, Jésus leur dit : « Vous recevrez de la puissance lorsque l’Esprit Saint viendra sur vous ». Et ainsi, il arriva, en effet, peu de jours après son ascension, Jésus-Christ, reçu du Père l’Esprit promis, le rependit sur ses disciples. Ce jour-là (le jour de la Pentecôte) s’accomplit la promesse que le Père avait faite par les anciens prophètes et confirmée par Jésus-Christ.

L’Esprit Saint est une personne, et non pas une force, en effet il parle, enseigne, conduit, révèle, peut être attristé et opposé. Il est éternel, bon, juste, et saint. Il connaît toutes choses, il peut faire toutes choses, et il est partout, donc Il est Dieu. L’Esprit distribue ses dons à chacun en particulier comme Il veut. Si nous pouvons appeler Dieu ‘Père’, nous pouvons le faire en vertu de l’Esprit Saint que Dieu a envoyé dans nos cœurs et qu’il crie : ‘Abba ! Père !’. L’Esprit Saint fait une autre chose très importante, c’est-à-dire il intercède pour les saints, selon Dieu. Et outre cela, Il nous transforme en la même image de Christ parce que nous enfants de Dieu, nous avons été prédestinés à être conformes à l’image du Fils de Dieu, afin qu’Il soit le premier-né de beaucoup de frères. Tout péché et tout blasphème seront pardonnés aux hommes, mais quiconque aura blasphémé contre l’Esprit Saint n’a pas de pardon pour l’éternité, mais il est coupable d’un péché éternel. L’Esprit Saint est appelé aussi Esprit de Dieu, Esprit de Christ, Esprit de Jésus, Esprit du Seigneur, Esprit de la grâce, Esprit de la vérité, et Esprit d’adoption. Nous ne prions pas et pas même chantons de cantiques à l’Esprit Saint, parce que nous ne voulons pas aller au-delà de ce qui est écrit.

 

 

LA TRINITÉ

 

Dieu le Père, son Fils Jésus-Christ, et l’Esprit Saint sont un seul Dieu. Donc, la Divinité est composée de Trois Personnes divines distinctes, mais en même temps unies. Cela n’entame absolument pas l’unité de Dieu parce que l’unité de Dieu, dont l’Écriture parle, est une unité composite.

Bien que le mot ‘Trinité’ ne soit pas écrit dans la Bible, la conception de la Trinité, c’est-à-dire la conception d’un Dieu UN et TRIN elle est amplement confirmée par l’Écriture. La divinité du Père, du Fils, et de l’Esprit Saint, est la preuve claire que Dieu non seulement il est UN mais il est TRIN. Jésus dit à ses disciples qu’il prierait le Père qui enverrait un autre Consolateur, c’est-à-dire l’Esprit Saint ; et il leur commanda de faire des disciples parmi tous les peuples, les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Le Père, le Fils et l’Esprit Saint demeurent en tous ceux qui sont des enfants de Dieu.

Le Père, le Fils et l’Esprit Saint ne sont pas donc trois titres du seul vrai Dieu, et pas même trois manifestations du seul vrai Dieu, mais TROIS PERSONNES distinctes, tous les trois douées d’une personnalité et d’une individualité propres.

Quiconque nie la Trinité est un vain discoureur et un séducteur d’esprits à qui il faut fermer la bouche et dont il faut prendre garde.

 

 

ANGÉLOLOGIE

 

Les anges sont des êtres célestes créés par Dieu. Ils sont saints et puissants, et obéissent à la voix de Dieu. Ils sont un très grand nombre ; ils adorent Dieu et l’Agneau qui est à sa droite. Ils sont des esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui doivent hériter du salut, en effet, Dieu se sert d’eux pour protéger ses saints, les conduire, pourvoir à leurs besoins, leur communiquer des messages particuliers, les encourager et les réconforter, les délivrer de toute sorte de périls, etc. Mais les anges ne doivent pas être adorés, et pas même invoqués ; nous devons adorer et invoquer Dieu. Les anges de Dieu peuvent apparaître aux hommes. Quelques-uns, en logeant des étrangers, ont logé des anges, sans le savoir. Outre les anges, Dieu a créé les chérubins et les séraphins. L’Écriture parle aussi d’un archange qui porte le nom de Michel.

 

 

DÉMONOLOGIE

 

Satan (ou le diable) est un être spirituel méchant qui tient sous son pouvoir le monde entier. Il a à son service des êtres spirituels méchants qui sont les suivants : les principautés, les puissances, les dominateurs de ce monde de ténèbres et les puissances spirituelles de la méchanceté qui sont dans les lieux célestes. Satan est menteur, père du mensonge, et meurtrier ; il hait l’humanité et il recherche continuellement son mal en la convainquant par la tromperie de transgresser les commandements de Dieu (voici pourquoi il est appelé cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance).

Jésus-Christ, le Fils de Dieu, par sa mort il a détruit Satan ; Il a triomphé de Satan et des tous ses ministres (les susdits êtres spirituels) par la croix. Par la foi au nom de Jésus-Christ, donc, les hommes peuvent être affranchis du pouvoir de Satan.

Il existe beaucoup d’hommes et de femmes qui sont possédés des démons, c’est-à-dire des esprits méchants. Ces esprits méchants induisent les possédés à se conduire méchamment contre leurs propres corps et contre les autres êtres humains. Les démons donnent à quelques personnes des pouvoirs surnaturels afin de les faire accomplir des signes et des prodiges. Au nom de Jésus-Christ, nous pouvons chasser les esprits malins. Les esprits malins savent que lorsqu’ils sont tancés et qu’il leur est ordonné, au nom de Jésus-Christ, de sortir du corps où ils demeurent, ils doivent obéir. Il y a des esprits malins qui ne sortent que par la prière et par le jeûne.

Satan nous tente et nous combat afin de nous fourvoyer et de nous faire renier le Seigneur Jésus-Christ. Pour ne pas être des victimes des machinations de Satan, nous devons veiller et prier sans cesse, nous soumettre à Dieu et résister à Satan ; si nous faisons ces choses, les machinations de Satan contre nous n’auront pas du succès. Nous ne devons pas ridiculiser Satan.

Satan et tous les êtres spirituels qui sont à son service, un jour ils seront jetés dans le feu éternel, où ils seront tourmentés pour l’éternité.

 

 

L’HOMME ET LE PÉCHÉ

 

L’homme fut créé par Dieu, le sixième jour. Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, et il lui souffla dans les narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante. Dieu fit l’homme à son image et à sa ressemblance. Après que Dieu eut formé l’homme (Adam), il lui fit une femme (Eve) en se servant d’une des côtes de l’homme, et il la lui mit à côté. Dieu plaça l’homme dans le Jardin d’Éden qui était en Orient, où se trouvaient toute sorte d’arbres, agréables à voir et dont le fruit était bon à manger, mais il lui commanda de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal parce qu’au jour qu’il ferait cela, il mourrait certainement. Mais Adam désobéit à Dieu et il mangea de ce particulier fruit-là, et il mourut spirituellement juste en ce jour, comme Dieu lui avait dit. Par cette désobéissance, le péché entra dans le monde et il passa sur tous les hommes, qui sont donc des pécheurs, asservis à diverses concupiscences et voluptés. Les hommes sont livrés au mal, et les desseins de leur cœur sont mauvais dès leur enfance. Il n’y a personne qui exerce la bonté, pas même un seul ; il n’y en a pas un non plus qui recherche Dieu, il n’y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux. Les hommes sont donc sous la condamnation de Dieu. Ils sont sur le chemin qui mène à la perdition.

 

 

LE SALUT

 

Les hommes, étant des pécheurs, sont esclaves du péché (qui est une transgression de la loi) et ils ont donc besoin d’être sauvés (ou délivrés) de leurs péchés, qui sont comme des chaînes invisibles, mais puissantes, qui leur empêchent de plaire à Dieu. Les hommes, étant des pécheurs, sont morts dans leurs péchés et dans leurs transgressions, et donc ils ont besoin d’être régénérés spirituellement afin de pouvoir avoir communion avec Dieu. Les hommes, étant des pécheurs, sont des débiteurs envers Dieu qui est en colère envers eux parce qu’ils ont transgressé sa Parole, et donc ils ont besoin que ces leurs dettes soient effacées afin de pouvoir être réconciliés avec Dieu. Les hommes, étant des pécheurs, méritent d’être punis par le tourment éternel, et donc ils ont besoin d’être justifiés afin de pouvoir échapper au tourment éternel, parce que lorsque quelqu’un est justifié reçoit la vie éternelle.

La délivrance de l’esclavage du péché, la régénération spirituelle, l’effacement des dettes, et la justification, ne peuvent être expérimentés des hommes que par la repentance et la foi, c’est-à-dire, seul s’ils se repentent de leurs péchés et ils croient que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est mort pour nos péchés et est ressuscité le troisième jour pour notre justification. Les œuvres bonnes, les renoncements, et les mortifications corporelles ne peuvent affranchir l’homme de ses péchés, ni le régénérer, ni effacer ses dettes, ni le sauver du tourment éternel, et pas même le réconcilier avec Dieu. Si ces choses pouvaient sauver l’homme, Jésus-Christ serait mort inutilement et la grâce serait annulée par la loi des œuvres. De plus, mais s’il était ainsi, l’homme pourrait se glorifier devant Dieu en disant s’être mérité ou gagné le salut. Nous prêchons donc que le salut ne s’obtient que par la foi en Jésus-Christ, sans les œuvres de la loi. Et nous exhortons donc les petits et les grands, les savants et les ignorants, les Juifs et les Gentils, à se repentir devant Dieu et à croire en notre Seigneur Jésus-Christ faisant des œuvres dignes de la repentance.

 

 

LA NOUVELLE NAISSANCE

 

L’homme est mort dans ses péchés et il est dans le chemin qui mène à la perdition, et il a donc besoin d’être régénéré spirituellement afin de pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu. Cette régénération spirituelle est appelée la nouvelle naissance. Jésus en parla à Nicodème, l’un des chefs des Juifs, lorsqu’il lui dit que, si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu. On l’expérimente lorsqu’on se repent de ses péchés et que l’on croit au Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire lorsqu’on croit que Jésus est le Fils de Dieu, mort sur la croix pour nos péchés et ressuscité le troisième jour pour notre justification. Celui qui est né de nouveau se sent pardonné par Dieu et réconcilié avec Dieu ; il est sûr d’être devenu un enfant de Dieu parce que l’Esprit de Dieu atteste témoignage avec son esprit qu’il est un enfant de Dieu ; et il est tout à fait certain d’avoir la vie éternelle, c’est pourquoi il n’a plus peur de la mort sachant que lorsqu’il mourra, il s’en ira de ce monde et il entrera au Paradis de Dieu au Ciel. De plus, il sent qu’il est devenu une personne nouvelle intérieurement : avec des désirs et des pensées nouveaux. Cette transformation est remarquée clairement par celui qui sait quel type de personne était avant sa nouvelle naissance. Il sent qu’il possède une paix et une joie jamais connues auparavant ; cette paix et cette joie sont le fruit de l’Esprit que Dieu a mis dans son cœur. Par la nouvelle naissance, l’homme entre à faire partie du Corps de Christ, c’est-à-dire l’Église de Dieu, parce qu’il est baptisé par l’Esprit Saint dans le Corps de Christ ; et il commence pour lui une vie bénie par Dieu, mais aussi une vie pleine d’afflictions, par lesquelles sa foi sera éprouvée. Celui qui est né de nouveau donc doit être ferme dans la foi, en se fortifiant dans la grâce qui est en Christ-Jésus, afin de dépasser les diverses épreuves et d’obtenir dans ce jour-là la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.

 

 

L’EXPIATION ACCOMPLIE PAR CHRIST-JÉSUS

 

Jésus-Christ, lorsque les temps ont été accomplis, mourut sur la croix pour nos péchés, il porta nos péchés en son corps sur le bois de la croix, afin que nos péchés soient remis et que nous soyons réconciliés avec Dieu le Père par son précieux sang.

Jésus-Christ est donc la propitiation de nos péchés, nous avons obtenu la rémission de nos péchés par la foi en son sang. Son sacrifice expiatoire avait été voilé par la loi de Moïse, en effet, selon la loi de Moïse, les sacrificateurs devaient offrir des sacrifices pour leurs péchés et pour ceux du peuple. Mais, tandis que le sang de ceux sacrifices ne pouvait ôter les péchés de sur la conscience des adorateurs, le sang de Christ purifie la conscience de l’homme qui se repent et croit en Jésus et donc il le rend parfait quant à la conscience.

Il est donc absolument nécessaire d’accepter par la foi Son sacrifice expiatoire afin d’être sauvés. N’importe quel sacrifice personnel, n’importe quelle mortification personnelle, n’importe quelle œuvre bonne, accomplie dans l’intention d’acquérir le salut ou de se mériter le salut, non seulement elle est inutile mais elle est blasphématoire parce qu’elle prétend remplacer le sacrifice de Jésus-Christ et ainsi elle annule la grâce de Dieu sur laquelle se fond l’Évangile de Dieu. Si le salut était par les œuvres, la grâce ne serait plus grâce. Mais maintenant, nous proclamons que le salut s’obtient par la grâce, par le moyen de la foi en Christ-Jésus, et non par les œuvres de justice. Tous ceux qui se basent sur les œuvres de la loi pour leur salut ils sont sous la malédiction de la loi parce qu’il est écrit que quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire est maudit. Ceux qui, au contraire, ont cru au Seigneur Jésus-Christ sont bénis avec le croyant Abraham parce que leur foi leur a été comptée à justice (c’est-à-dire ils ont été justifiés par la foi), et ils n’ont rien de quoi se glorifier devant Dieu comme il n’avait rien de quoi se glorifier notre père Abraham. Voici pourquoi nous annonçons aux petits et aux grands de se repentir de leurs péchés et de croire en Jésus-Christ, parce que le salut ne s’obtient que par la foi et donc par la grâce ; par la foi en l’Évangile, qui est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.

La vraie circoncision n’est pas celle de la chair, mais celle du cœur, opérée par Christ-Jésus dans l’homme lorsqu’il se repent et que croit en l’Évangile. Les vrais circoncis donc, c’est nous, nous qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Christ-Jésus et qui ne mettons pas notre confiance en la chair.

Par la mort de Jésus-Christ sur la croix, nous avons été affranchis du péché, étant morts avec Lui au péché. Notre vieil homme a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché soit annulé. Mais cela ne signifie pas que nous maintenant sommes sans péché ou que n’avons pas péché, parce que nous tous commettons des fautes en plusieurs choses. Toutefois, si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous remettre les péchés et pour nous purifier de toute iniquité par le sang de Christ.

 

 

L’ÉVANGILE DE DIEU

 

Jésus-Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour pour notre justification, selon les Écritures ; et après être ressuscité, Dieu l’a donné pour être manifesté aux témoins qui avaient été auparavant choisis de Dieu.

C’est là l’Évangile, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle, que nous avons accepté par la foi, dans lequel nous sommes fermes, par lequel nous sommes sauvés et que nous prêchons aux hommes, en les conjurant au nom de Christ de se repentir et de croire en lui afin d’être sauvés. C’est là l’Évangile qu’il faut croire afin d’être sauvés et réconciliés avec Dieu, en effet, c’est la parole de notre salut que Paul comme tous les autres apôtres du Seigneur (et tous les autres serviteurs de Christ) annoncèrent, au premier siècle après Christ, et par laquelle beaucoup de Juifs et de Gentils furent sauvés de leurs péchés. Celui qui affirme qu’il n’est pas complet ou qu’il n’est pas suffisant afin d’être sauvés parce que Dieu aurait révélé, après la mort des apôtres, la plénitude de l’Évangile (qui en substance est un autre Évangile) à droite ou à gauche, est un séducteur, un vain discoureur, un homme réprouvé quant à la foi, dont la fin est la perdition ; il est un enfant de malédiction. Il est un serpent venimeux et un loup rapace dont il faut prendre garde. Comme il faut prendre garde aussi aux tous ceux qui après avoir commencé par l’Esprit, ils veulent parvenir à la perfection par la chair, dans le sens qu’après avoir cru en l’Évangile de la grâce, ils ont commencé à judaïser et à obliger les autres à judaïser, voici pourquoi ils se sont mis à imposer la circoncision, le sabbat, les fêtes judaïques, et les préceptes des aliments écrits dans la loi de Moïse (pour ne citer que quelques choses), toutes choses qui sont l’ombre des choses à venir, parce que la loi a l’ombre et non pas l’exacte représentation des choses. Ces gens-là annulent la grâce de Dieu et rendent vaine la foi en Christ, et donc il faut qu’ils soient repris sévèrement.

 

 

LA LOI ET LA GRÂCE

 

La loi a été donnée par Moïse à la montagne du Sinaï. La loi fut donnée afin que le péché abonde et pour donner à l’homme la connaissance du péché et non pas afin de justifier l’homme ; donc, par les œuvres de la loi, l’homme ne peut être justifié devant Dieu. Il existe certainement une justice qui vient de la loi qui dit que l’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles, et elle est donc une justice qui se fond sur les œuvres de la loi ; mais tous ceux qui se fondent sur les œuvres de la loi sont maudits parce qu’il est écrit que quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire est maudit. Mais maintenant, indépendamment de la loi a été manifestée la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ, pour tous les croyants ; voici pourquoi tous ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ sont justifiés de toutes les choses dont ils n’avaient pu être justifiés par la loi de Moïse, et donc ils ont paix avec Dieu. La justification donc ne s’obtient que par la foi, sans les œuvres de la loi. Tous ceux qui croient pouvoir être justifiés par les œuvres de la loi annulent la grâce de Dieu et déclarent implicitement que Christ est mort inutilement. Ceux qui prêchent l’observation de la loi (ou même une partie seulement d’elle), comme moyen pour être justifiés, ils veulent que nous retombons sous la malédiction de la loi, dont nous avons été délivrés par le sacrifice de Christ, lequel est devenu malédiction pour nous afin de nous racheter de la malédiction de la loi.

Donc, que les Juifs comme tous ceux qui même si n’étaient pas Juifs de naissance croient pouvoir être justifiés par la loi de Moïse, sachent qu’ils sont grandement dans l’erreur. Christ est la fin de la loi pour être justice à tous ceux qui croient. C’est donc par la loi de la foi, et non la loi des œuvres, qu’on est justifiés devant Dieu. Et quelle est cette loi de la foi ? Ceci : Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé ; en effet, du cœur on croit pour obtenir la justice, et de la bouche on fait confession pour être sauvés. En effet, l’Écriture dit : Quiconque croit en lui ne sera point confus. Car il n’y a aucune différence entre le Juif et le Grec ; puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche envers tous ceux qui l’invoquent ; car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. C’est là la Bonne Nouvelle de la grâce du Dieu bienheureux.

 

 

L’ANCIENNE ALLIANCE ET LA NOUVELLE

 

Dieu, après qu’il eut tiré les Hébreux du pays d’Égypte, fit avec eux une alliance dans le désert du Sinaï. Cette alliance avait des ordonnances pour le culte et un sanctuaire terrestre que Moïse construisit par ordre de Dieu, selon le modèle que lui avait été montré sur le mont Sinaï. Le sanctuaire était subdivisé en deux parties : un lieu saint et un lieu très saint ; dans le lieu saint, les sacrificateurs lévites pouvaient entrer chaque jour afin de s’acquitter de leurs fonctions, tandis que dans le lieu très saint, le Souverain Sacrificateur n’y pouvait entrer qu’une fois par an, et il y entrait avec le sang de quelques animaux qu’il offrait chaque année pour ses péchés et pour les péchés du peuple. Ce sanctuaire donc était simplement l’ombre du vrai sanctuaire qui est dans le Ciel et qui n’est pas fait de main d’homme, et ces sacrifices étaient une ombre du vrai sacrifice que Christ offrirait lorsque les temps seraient accomplis. Ils étaient une ombre parce que par ce sang les péchés des adorateurs n’étaient jamais effacés de sur leur conscience. L’Ancienne Alliance se fondait donc sur des sacrifices imparfaits qui n’avaient pas le pouvoir de purifier la conscience de l’homme des œuvres mortes, et, en effet, le souvenir de ces péchés n’était jamais effacé. Mais Dieu, par les prophètes, promit que le jour viendrait où il ferait avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une Nouvelle Alliance, non comme l’alliance qu’Il avait faite avec leurs pères quand il les avait tirés de l’Égypte, parce qu’Il pardonnerait leurs iniquités et il ne se souviendrait plus de leurs péchés. Cette Alliance, il l’a faite par Jésus-Christ Son Fils lorsque les temps ont été accomplis, lequel par l’offrande propitiatoire de son corps, il nous a sanctifiés ; en d’autres mots, Jésus, par Son précieux sang, a purifié notre conscience des œuvres mortes que le sang des boucs et des veaux ne pouvaient ôter. Dieu, en vertu du sang de Jésus, a pardonné nos iniquités et ne se souvient plus de nos péchés. Jésus a donc dédié la Nouvelle Alliance par son sang qu’Il répandit pour la rémission de nos péchés. Et avec ce sang, il est entré – le même jour où les disciples le virent aller au ciel – dans le sanctuaire céleste, et non dans un sanctuaire fait de main d’homme comme celui où le Souverain Sacrificateur entrait une fois par an avec du sang qui n’était pas le sien, afin de comparaître devant Dieu pour nous et afin d’intercéder toujours pour nous. En vertu de ce sang, nous avons été donc réconciliés avec Dieu ; il est le sang de la Nouvelle Alliance que Dieu avait prédite que ferait avec nous. Peu de temps avant j’ai dit que le sanctuaire terrestre comme les sacrifices de l’Ancienne Alliance étaient des ombres, et non l’exacte représentation des choses, mais aussi le Souverain Sacrificateur était une ombre, en effet, il représentait le Souverain Sacrificateur des biens à venir, c’est-à-dire Jésus-Christ. Il était une ombre parce que lui aussi, il était environné d’infirmités, et à cause de ces infirmités il était obligé à offrir des sacrifices aussi bien pour ses péchés, que pour ceux du peuple ; tandis que Jésus-Christ fut tenté en toutes choses comme nous, mais sans pécher, voici pourquoi Il put se charger de nos iniquités et s’offrir lui-même pour nos péchés. Le Souverain Sacrificateur, sous l’Ancienne Alliance, était empêché de subsister toujours à cause de la mort et donc le sacerdoce était transmissible, tandis que Jésus-Christ, parce qu’il demeure éternellement, a un sacerdoce qui ne se transmet pas. C’est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux. De plus, chaque Souverain Sacrificateur sous l’Ancienne Alliance, fut établi sans serment, tandis que Christ devint Souverain Sacrificateur avec serment par œuvre de Dieu, et cela, Dieu le fit afin de montrer encore mieux aux héritiers de la promesse l’immuabilité de son conseil.

La Nouvelle Alliance est donc meilleure que l’Ancienne parce qu’elle est fondée sur de meilleures promesses. La gloire de la Nouvelle Alliance est bien supérieure à la gloire de l’Ancienne Alliance ; l’Ancienne Alliance est près de disparaître, tandis que la Nouvelle Alliance est une Alliance éternelle en vertu du sang duquel Dieu a ramené d’entre les morts Jésus notre Seigneur, le grand Berger des brebis. À Lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité. Amen.

 

 

LE DÉCRET D’ÉLECTION DE DIEU

 

Nous avons été prédestinés par Dieu avant la fondation du monde à obtenir le salut qui est en Christ-Jésus. C’est pourquoi nous nous sommes repentis et nous avons cru au Seigneur Jésus-Christ parce qu’en Son temps nous avons été rendus capables par Dieu de nous repentir et de croire (c’est-à-dire parce que Dieu nous a donné la repentance et la foi), afin que s’accomplisse Son décret, c’est-à-dire le décret d’élection de Dieu, qui dépend non d’œuvres, mais de la volonté de Celui qui appelle. N’est-il pas écrit que Dieu, de Sa volonté, nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures, et que ce n’est pas nous qui avons choisi le Seigneur, mais c’est le Seigneur qui nous a choisis ? Cela ne dépend donc ni de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde à qui il veut. Dieu, non seulement il fait miséricorde à qui il veut, mais Il endurcit aussi qui il veut. Et qui sont ceux qu’Il endure ? Ils sont ceux qu’Il a prédestinés à aller en perdition.

Donc, il existe des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire, et des vases de colère préparés pour la perdition. Parmi ces vases de colère, il y a aussi l’antéchrist qui doit venir, parce que l’Écriture dit qu’il doit aller en perdition. Il n’y a aucune injustice en Dieu à agir de cette façon, parce qu’Il fait tout ce qu’il veut et il lui est permis de faire de ce qu’il possède ce qu’il veut. Qui donc lui dira : ‘Que fais-tu ?’ ou ‘Tu as fait mal’ ? Le potier n’a-t-il pas pouvoir sur l’argile, pour faire d’une même masse, un vase d’usage noble et un autre d’un usage ignoble ? Le décret d’élection de Dieu est d’une importance fondamentale afin de comprendre ce qui signifie être sauvés par la grâce, mais aussi afin de comprendre pourquoi non tous les hommes sont sauvés par Dieu.

 

 

LE MYSTÈRE DE CHRIST

 

Nous Gentils en la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, autrefois nous étions sans Christ, privés du droit de cité en Israël et étrangers aux alliances de la promesse, nous n’avions pas d’espérance et étions loin de Dieu et sans Dieu dans le monde. Mais il a plu à Dieu nous approcher de Lui par la mort de Jésus-Christ. En effet, par la mort de Jésus-Christ, ce mur qui nous séparait de Dieu et des Juifs de naissance a été abattu, parce que Christ a aboli en sa chair la cause de cette inimitié, c’est-à-dire la loi des commandements qui consiste en ordonnances. Par sa mort sur la croix donc Jésus nous a réconciliés (Gentils et Juifs) avec Dieu en un seul corps. Et tout cela, par sa grâce, par le moyen de la foi en Christ. Maintenant donc, nous Gentils en Christ sommes héritiers avec les Juifs de naissance qui sont en Christ, membres avec eux d’un même corps, ou de l’Église, et avec eux, nous avons part à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile, c’est-à-dire à la promesse de la vie éternelle. Nous ne sommes plus étrangers ni forains, mais nous sommes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes ; et Jésus-Christ lui-même est la pierre angulaire de cet édifice spirituel qui est une demeure où Dieu habite par l’Esprit. Ce mystère a été caché de tout temps en Dieu, mais, lorsque les temps ont été accomplis, il a été manifesté aux saints de Dieu, afin que les principautés et les puissances dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Église la sagesse infiniment variée de Dieu.

Souvenons ceci : que afin que nous Gentils recevions miséricorde de Dieu et entrions ainsi à faire partie de Son peuple, il était nécessaire que la plupart des Juifs désobéissent à Dieu ; c’est pourquoi nous avons obtenu miséricorde par la désobéissance des Juifs. En effet, comme nous savons, aux jours de Jésus et aux jours des apôtres, la plupart des Juifs se refusèrent (et encore la plupart d’eux se refusent) à accepter Jésus comme le Messie promis, se montrant ainsi désobéissants à l’égard de Dieu. Et alors Dieu, dégoûté de cette leur désobéissance, fit prêcher l’Évangile de la grâce aux Gentils aussi, afin d’amener à l’obéissance de la foi eux aussi, et d’exciter à la jalousie des Juifs désobéissants par les Gentils croyants. Cette leur désobéissance avait été prédite par Dieu par ses anciens prophètes, en effet, Dieu avait dit de plusieurs manières qu’il endurcirait les Juifs afin de les faire heurter contre la Parole. Ils ont été donc prédestinés à heurter ; nous, au contraire, nous avons été prédestinés à accepter la Parole. Donc, l’endurcissement d’une partie d’Israël est œuvre de Dieu. Mais cet endurcissement est temporaire parce que le jour viendra où Dieu fera miséricorde à tous les Juifs, cela arrivera quand la plénitude des Gentils sera entrée. Alors, Dieu éloignera de Jacob les impiétés et il ôtera leurs péchés.

 

 

ISRAËL

 

Les Juifs (ou Israëlites) sont descendants d’Abraham, et sont le peuple que Dieu a préconnu et auxquels Dieu révéla ses oracles et avec lesquels Il établit une alliance après qu’il les tira du pays d’Egypte. Mais ils se sont souvent attiré la colère de Dieu à cause de leur obstination de cœur. Cela, on peut le voir très bien dans la Bible. Dans le désert, pendant qu’ils étaient en marche vers la terre de Canaan, et après qu’ils entrèrent dans la terre promise (pendant l’époque des Juges), ils transgressèrent les commandements de Dieu et Dieu les punit pour leurs transgressions. Même après que le Royaume d’Israël fut divisé en le Royaume de Juda et en le Royaume d’Israël, le peuple se rebella souvent à Dieu en se livrant à l’idolâtrie et à beaucoup d’autres péchés. Dieu leur envoya ses prophètes pour les conjurer d’abandonner leurs œuvres mauvaises et de revenir à sa Parole, mais ils ne voulurent pas lui prêter attention, c’est pourquoi Dieu les punit en envoyant contre eux des armées étrangères qui tuèrent beaucoup de gens, et elles emmenèrent captifs beaucoup de gens (en Assyrie et à Babylone). Mais Dieu, dans sa miséricorde et dans sa fidélité, n’abandonna pas les Israëlites parce qu’il les fit revenir dans la terre promise. Ensuite, lorsque les temps ont été accomplis Dieu envoya en Israël Jésus, le Messie, afin de sauver son peuple de leurs péchés, les Juifs (ou mieux la plupart des Juifs) ne le reconnurent pas comme le Messie promis par Dieu par les anciens prophètes, et ils le tuèrent par les Romains, qui à ce temps-là dominaient leur nation. Le peuple d’Israël et les Gentils firent toutes les choses que la main de Dieu et Son conseil avaient à l’avance déterminé qu’arrivent. Seul un petit nombre des Juifs acceptèrent Jésus de Nazareth comme le Messie, dont Moïse dans la loi et les prophètes avaient parlé. Encore aujourd’hui la plupart des Juifs qui vivent en Israël (et aussi hors d’Israël) ne croient pas que Jésus de Nazareth soit le Messie ; seul un petit nombre des Juifs croient que Jésus est le Messie, ils sont le résidu selon l’élection de la grâce que Dieu a préétabli à la vie éternelle ; les autres Juifs ont été endurcis par Dieu afin qu’ils heurtent contre la pierre d’achoppement. Mais cet endurcissement partiel se terminera un jour, parce que l’apôtre Paul affirme qu’en Israël un endurcissement partiel se produit, jusqu’à ce que la plénitude des Gentils sera entrée, et ainsi tout Israël sera sauvé. Dieu, bien qu’il ait donc endurci beaucoup de Juifs, n’a pas rejeté le peuple qu’il a préconnu. Eux, en ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de nous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères, parce que les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir.

Gardons-nous donc de dire : ‘Dieu a rejeté Israël’. Et ne nous enorgueillissons pas à l’égard des Juifs désobéissants. Souvenons-nous les choses suivantes : première, nous Gentils de naissance, autrefois nous étions privés du droit de cité en Israël et étrangers aux alliances de la promesse ; deuxième, nous avons été greffés contre nature sur l’olivier franc au moyen de la foi en Christ par la miséricorde de Dieu, qui a voulu nous sauver ; troisième, la racine de cet olivier est hébraïque. Certes, des branches ont été coupées de cet olivier franc à cause de leur incrédulité, et nous, nous avons été greffés à leur place par notre foi, mais veillons à nous-mêmes, parce que si nous ne persévérons pas dans la bonté de Dieu, nous aussi, nous serons coupés.

Nous rejetons l’Anglo-Israélism.

 

 

LA SANCTIFICATION

 

Nous qui croyons au Seigneur Jésus-Christ avons été sanctifiés par l’Esprit Saint de Dieu, voici pourquoi l’Écriture nous appelle ‘les saints’. C’est pourquoi nous devons nous sanctifier dans la crainte de Dieu, en haïssant et en fuyant le mal et en nous attachant au bien, comme il convient à des saints. En d’autres mots, de même que nous avons autrefois livré nos membres au service de l’impureté et de l’iniquité, pour commettre l’iniquité, maintenant nous devons livrer nos membres au service de la justice pour notre sanctification. Et, étant donné que nous vivons au milieu d’une génération tortue et perverse, qui appelle le bien mal, et le mal bien, nous devons veiller à nous-mêmes et examiner toutes choses afin de voir ce qui est agréable au Seigneur et ce qui ne Lui est pas agréable. Nous devons examiner toutes choses par l’Écriture ; l’Esprit de Dieu, qui demeure dans nos cœurs, nous conduit dans toute la vérité.

Comme Celui qui nous a appelés à sa gloire éternelle est saint, nous aussi devons être saints dans toute notre conduite. Nous devons donc nous abstenir des concupiscences charnelles et des concupiscences mondaines de ce siècle mauvais. La fornication, les impuretés, les excès de table, les ivrogneries, la luxure, l’envie, les dissolutions, la sorcellerie, les jalousies, la cupidité (qui est une idolâtrie), la méchanceté, les inimitiés, les meurtres, les querelles, les colères, les disputes, les divisions, les sectes, la médisance, et d’autres choses semblables, sont toutes des œuvres de la chair dont nous devons nous abstenir (nous ne devons pas avoir de relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est fornicateur, ou avare, ou idolâtre, ou offenseur, ou ivrogne, ou ravisseur, nous ne devons pas même manger avec un tel homme). Tous ceux qui vivent selon la chair sont morts, quoique vivants, et ils moissonneront de la chair la corruption. Aller au cinéma, au théâtre, au cirque, aux parcs d’attractions, aller à la mer à se mettre à moitié nus pour se bronzer ou se baigner, aller voir le match de football (et le match de basket, de base-ball, etc.) écouter de la musique mondaine, regarder la télévision, s’habiller indécemment ou avec des vêtements fastueux, pour ne citer que quelques-unes des concupiscences de ce monde, sont toutes des choses qui ne conviennent pas aux saints, c’est pourquoi nous mettons en garde les croyants d’elles (en ce qui concerne la télévision, nous exhortons les saints à ne pas l’acheter et à ne pas la mettre dans leur maison). L’amitié du monde est inimitié contre Dieu.

Nous devons être humbles, bons, doux, justes, miséricordieux, patients envers tous, sobres en toutes choses, hospitaliers les uns envers les autres, pleins d’amour fraternel (Jésus a dit qu’à ceci tous connaîtront que nous sommes ses disciples, si nous avons de l’amour les uns pour les autres), prêts à confesser nos péchés les uns aux autres et prêts à pardonner comme Christ nous a pardonnés, et prêts à faire toute bonne œuvre lorsque l’occasion s’en présente.

Sans la sanctification, personne ne verra le Seigneur. Les fornicateurs, les adultères, les homosexuels, les efféminés, les voleurs, les avares, les ivrognes, les offenseurs, les ravisseurs, les idolâtres, les menteurs, les meurtriers, les sorciers, les lâches, les abominables, et les injustes, n’hériteront pas le royaume de Dieu.

 

 

LES DÉCISIONS PRISES PAR LES APÔTRES ET PAR LES ANCIENS À JERUSALEM

 

Vers le milieu du Ie siècle après Jésus-Christ, les apôtres et les anciens se réunirent à Jérusalem pour discuter d’une question importante, c’est-à-dire ils se réunirent pour décider si l’on devait commander aux Gentils (qui avaient cru en Jésus-Christ) de se faire circoncire et d’observer la loi de Moïse. Ils décidèrent qu’il ne fallait pas imposer aux Gentils d’autre charge sauf ces choses nécessaires, c’est-à-dire qu’ils devaient s’abstenir des choses sacrifiées aux idoles, du sang, des choses étouffées, et de la fornication. Nous Gentils en Christ-Jésus sommes donc obligés d’observer ces décisions prises par les apôtres et par les anciens à Jérusalem. Donc, nous devons nous abstenir de la fornication (rapport sexuel avec quelqu’un qui n’est pas sa propre femme ou son propre mari), des viandes de ces animaux qui ont été étouffés ou étranglés, des viandes ou des choses que les païens offrent à leurs idoles, du sang et de n’importe quel aliment à base de sang.

 

 

LES ŒUVRES BONNES

 

Nous Chrétiens, étant des gens qui se sont repentis et ont cru au Seigneur Jésus-Christ, devons accomplir des œuvres dignes de la repentance. Ces œuvres sont appelées œuvres bonnes et ont été préparées d’avance par Dieu afin que nous les pratiquions. Christ s’est donné lui-même pour nous afin de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les œuvres bonnes. La foi sans les œuvres est morte, de même que le corps sans l’esprit est mort. Les œuvres bonnes doivent suivre la foi ; par elles, nous confirmons ouvertement la foi que nous professons, nous honorons l’Évangile et induisons les hommes à glorifier Dieu par notre obéissance à l’Évangile. Pour chaque œuvre bonne que nous accomplissons, il y a une récompense de la part de Dieu, parce que Dieu est juste.

Nous sommes appelés à faire du bien à tout le monde, mais surtout à ceux qui appartiennent à la famille des croyants. Nous devons nous souvenir des pauvres parmi les saints et visiter les veuves et les orphelins dans leurs afflictions. Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas, commet un péché.

 

 

PERSÉCUTIONS

 

Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur, a dit que si Lui a été persécuté, nous aussi ses disciples serons persécutés. Nous avons donc été appelés à souffrir par amour de son nom. En d’autres mots, nous avons été appelés à participer aux souffrances de Christ. Nous n’avons pas honte de souffrir comme Chrétiens, mais glorifions Dieu à cause de ce nom. Nous sommes pleinement convaincus que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous au jour de Christ. C’est pourquoi nous supportons avec patience nos souffrances, et recommandons nos âmes à notre fidèle Créateur, en faisant le bien, parce que lorsque Christ sera manifesté, alors nous aussi serons manifestés avec Lui dans la gloire et nous nous réjouirons en jubilant ; tandis que ceux qui nous affligent seront payés par de l’affliction.

Les souffrances sont utiles parce que l’affliction produit la patience, la patience l’expérience et l’expérience l’espérance. Voici pourquoi nous regardons comme un sujet de joie complète les diverses épreuves qui nous arrivent par amour du Seigneur. C’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu.

 

 

LES JUGEMENTS DE DIEU

 

L’Écriture affirme que celui qui ménage sa verge hait son fils, mais celui qui l’aime cherche à le corriger. Si donc un père terrestre corrige ses enfants par l’amour qu’il nourrit pour eux, combien plus notre Père céleste, qui dans Son grand amour n’a pas épargné son propre Fils, mais il a donné pour nous tous, il nous corrigera ! Si Dieu nous ménageait la correction, dont nous tous avons besoin, Il ne serait pas un père bon, mais un père mauvais. Dieu nous corrige donc en exécutant Ses jugements sur nous, et il le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté et ne soyons pas condamnés avec le monde. Gardons-nous donc de mépriser la discipline du Seigneur.

Dieu exécute Ses jugements également sur ceux de dehors. Il est un juste juge qui s'irrite en tout temps. Ses jugements s’exercent sur toute la terre.

 

 

LA POSSIBILITÉ DE DÉCHOIR DE LA GRÂCE

 

Un croyant peut déchoir de la grâce et aller en perdition. En effet, Dieu dit que ceux qui ont été une fois illuminés, qui ont goûte le don céleste, qui ont été faits participants de l’Esprit Saint, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, s’ils tombent – c’est-à-dire s’ils renient le Seigneur, en tenant pour profane le sang de l’alliance par lequel ils ont été sanctifiés et en outrageant l’Esprit de la grâce – il est impossible de les amener de nouveau à la repentance, puisqu’ils crucifient de nouveau pour leur propre compte le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie ; et Il dit aussi que le juste vivra par la foi, mais s’il se retire, Son âme ne prend pas plaisir en lui.

Efforçons-nous donc de persévérer dans la foi jusqu’à la fin et de ne pas rejeter loin notre assurance qui a une grande récompense, et de nous sanctifier dans la crainte de Dieu, en nous abstenant de toute espèce de mal et en faisant toute œuvre bonne à la gloire de Dieu. De cette manière, nous affermirons notre vocation et notre élection, ne broncherons jamais, et l’entrée dans le royaume de notre Seigneur Jésus-Christ nous sera largement accordée.

 

 

L’ÉGLISE

 

L’Église est l’Assemblée des rachetés, c’est-à-dire l’assemblée de tous ceux qui ont été rachetés de la puissance des ténèbres et transportés dans le Royaume du Fils de Dieu, en qui ils ont la rédemption par le sang de Christ, la rémission de leurs péchés selon les richesses de sa grâce. Tous ceux qui font partie d’elle sont donc sûrs d’avoir été sauvés de leurs péchés et de la perdition éternelle. On entre à faire partie de l’Église de Dieu par la foi en Jésus-Christ, qui a aimé l’Église et il s’est donné lui-même pour elle, afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par le lavage d’eau par la Parole, afin de la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. L’Église est le Corps de Christ et chaque croyant est son membre ; mais les croyants ont des dons différents, selon la grâce qui leur a été donnée. Le chef de l’Église est Jésus-Christ.

L’Église locale doit être conduite par un pasteur et par des anciens (ou évêques) aidés par des diacres. Celui qui désire devenir un ancien doit être irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, sage, réglé dans sa conduite, hospitalier, capable d'instruire, non adonné au vin ni violent, doux, pacifique, n’aimant pas l’argent, il doit diriger bien sa propre maison, et tenir ses enfants dans la soumission et en toute honnêteté (car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comme prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ?), il ne doit pas être un nouveau converti, de peur que, enflé d’orgueil, il ne tombe dans la condamnation du diable. Il faut aussi qu’il ait un bon témoignage de ceux de dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans le piège du diable. Celui qui désire devenir un diacre doit être honnête, non double en paroles, non adonné à beaucoup de vin, non avide d’un gain honteux ; un homme qui conserve le mystère de la foi dans une conscience pure. Le candidat à la charge d’évêque comme celui à la charge de diacre doivent être d’abord éprouvés, et ensuite, qu’ils exercent leur ministère, s’ils sont irréprochables. Il est du Pasteur et des anciens devoir de paître les brebis du Seigneur (en les nourrissant spirituellement, en les surveillant, en les consolant et en les avertissant) non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu, non pour un gain honteux, mais de bon gré, et non les dominant, mais se donnant eux-mêmes comme un exemple à imiter. Les diacres doivent aider le pasteur et les anciens. Ceux à qui l’on enseigne la Parole sont dans l’obligation de faire part de tous leurs biens à celui qui l’enseigne. Ils en sont dignes, en effet le Seigneur a ordonné que ceux qui annoncent l’Évangile doivent vivre de l’Évangile. Personne n’est engagé dans une armée à ses propres frais, et celui qui paît un troupeau il a le droit de se nourrir du lait du troupeau. Les conducteurs doivent être obéis, aimés et estimés grandement à cause de leur œuvre. Il ne faut pas recevoir d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou de trois témoins.

Lorsque l’Église se rassemble, le culte du Seigneur doit se dérouler dans une ambiance imprégnée de la crainte de Dieu, et donc d’une façon rangée. Par conséquent la prédication, l’enseignement, les prières, les chants (qui peuvent être accompagnés des instruments de musique), les témoignages, et l’exercice des dons spirituels, doivent être conduits par une sainte crainte de Dieu. On ne doit pas permettre ni de frivolités ni d’histoires drôles ni de pitreries non plus. De même, on ne doit pas permettre ni tolérer les comportements inconvenants suivants : des femmes qui enseignent, le prétendu ‘saint rire’, des émissions de cris d’animaux, des prédicateurs qui poussent les gens afin qu’ils tombent à terre, des prédicateurs qui soufflent sur les gens, n’importe quelle forme de suggestion exercée sur les croyants afin qu’ils parlent en langues, scènes de théâtre, et n’importe quelle autre chose qui puisse attrister l’Esprit Saint, par lequel nous avons été scellés. Les croyants sont appelés à avoir tous un même langage, à ne pas avoir de divisions parmi eux, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. Ils doivent vivre en paix entre eux, avertir ceux qui vivent dans le désordre, réconforter ceux qui sont découragés, et soutenir les faibles. On ne doit pas tolérer de jalousies ni de querelles non plus. Les croyants doivent se saluer par un saint baiser.

L’Église doit mettre tout en œuvre pour répandre dans le monde l’Évangile de la grâce de Dieu. Mais la diffusion de l’Évangile doit être accomplie non par envie ou dispute, mais de bon gré. En outre, l’Évangile ne doit pas être répandu en se reposant sur des moyens impropres, par exemple les scènes de théâtre et la musique rock, que quelques-uns emploient pour attirer les gens. La prédication de l’Évangile doit être faite avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une grande plénitude d’assurance. Aux hommes, on doit dire avec beaucoup de clarté qu’ils doivent se repentir de leurs péchés et croire au Seigneur Jésus-Christ – c’est-à-dire qu’Il est mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification – pour obtenir la rémission de leurs péchés et être sauvés, et que s’ils refuseront de se repentir et de croire au Seigneur Jésus-Christ, lorsqu’ils mourront descendront au séjour des morts (gr. Hadès, l’enfer), et puis à la résurrection des injustes ils seront jetés dans le feu éternel. L’Église doit désirer et attendre que le Seigneur confirme l’Évangile par des signes et des prodiges.

L’Église locale est autonome et doit le rester, donc elle ne doit pas s’unir à d’autres Églises pour former une organisation avec un Président, un Secrétaire, un Trésorier, un Conseil Général, les Statuts, etc. Une telle forme d’organisation ecclésiastique n’est pas biblique et donc il faut la rejeter. L’Église ne doit pas s’allier avec l’État ou en chercher des privilèges, parce que l’Écriture enseigne que l’Église primitive était séparée de l’État. L’histoire de l’Église nous enseigne que chaque fois que l’Église s’est alliée avec l’État, pour en avoir des privilèges, elle s’est corrompue, elle est devenue arrogante et a foulé aux pieds une partie du conseil de Dieu.

Au milieu de l’Église, il y a des ouvriers de scandales qui méprisent les paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et celles des saints apôtres. Ce sont des taches et des souillures, ils servent leur ventre et non pas notre Seigneur, ils s’affectionnent aux choses de la chair, ils sont arrogants et audacieux, et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent le cœur des simples. Ils enseignent pour un gain déshonnête ce qu’on ne doit pas enseigner. La voie de la vérité est calomniée à cause de ces ouvriers de scandales. Nous exhortons les saints à prendre garde à ceux-ci, à démasquer leurs œuvres mauvaises et leurs mensonges, et à s’éloigner d’eux. Les croyants doivent ôter le méchant du milieu d’eux.